L'air est aussi lourd que mon moral
Les nuages apparaissent, s'évaporent
Et disparaissent dans un long râle
Laissant ainsi place au reflet d'or,
Bribes de l'être que je serais
Si l'on ne m'avait pas fait souffrir
Jusqu'à ce que sonne faux mon rire
Je vis au gré des temps de Mai
Je cris, tel l'orage gronde
Je pleure, tel la pluie qui tombe
Tel le soleil je suis voulue
Je suis de trop rien ne va plus
D'une violence tel le vent fouette
Face au miroir ? Une silhouette
Me regarde bien attentivement
Cherchant à savoir si on lui ment
Quand on lui dit qu'elle est jolie
"Serait-ce encore une blague pourrie ?"
Cependant les arbres sont en fleurs
Il est temps de cacher tous les pleurs
D'être capable de monter ses manches
Et d'attendre les prochaines avalanches
Les temps de Mai
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